On appelle cancer du rein les tumeurs malignes primitives du parenchyme sécréteur, ce qui exclut les tumeurs secondaires métastatiques et les tumeurs des voies excrétrices.
La taille de ces tumeurs est très variable : allant de 1 cm ou moins à plus de 10 cm. Ils sont souvent localisés vers le pôle supérieur du rein. Il s’agit, le plus souvent, d’un adénocarcinome rénal (tumeur de GRAWITZ). Une autre forme est le néphroblastome (tumeur de WILMS). Cette tumeur est très fréquente chez l’enfant (20 % des tumeurs malignes de l’enfant). Elle reste exceptionnelle chez l’adulte. Il existe d’autres tumeurs, mais elles restent exceptionnelles.
Signes
Le symptôme révélateur est généralement une hématurie. Elle est totale, insidieuse, spontanée, capricieuse, indolore et récidivante. Un bilan doit donc être fait en urgence : UIV, échographie, scanner et une cystoscopie qui permet de préciser l’origine du saignement. En dehors de l’hématurie, la tumeur peut être révélée lors d’un examen de routine : à la palpation, lors de radiographies pratiquées pour une autre raison. Ceci permet d’ailleurs de déceler l’existence d’une tumeur bien avnt l’apparition de signes secondaires (métastases, masse lombaire ou hématurie). A noter qu’il existe aussi des formes fébriles et/ou douloureuses.
L’évolution spontanée est très variable : tantôt rapidement fatale ; ailleurs, peut-être fréquemment, très longue s’étalant sur des années.
Traitement
Le traitement actuel est principalement chirurgical : la néphrectomie élargie (ablation du rein et de la graisse qui l’entoure). Le cancer bilatéral ou sur rein unique peut être traité par néphrectomie partielle.
Un délai de deux ans sans récidive après l’opération est une quasi certitude de guérison.