L’intervention pratiquée est une incision ou une résection endoscopique du col vésical.
L’anesthésiste que vous verrez en consultation avant l’intervention vous expliquera le type d’anesthésie souhaitable (régionale ou générale), ainsi que les risques potentiels.
Une perfusion est mise en place systématiquement, une transfusion sanguine est rarement nécessaire.
Le lavage de vessie est rarement utilisé dans ce type d’intervention. Une simple sonde est mise en place dans la vessie. Elle est enlevée en principe dès le lendemain si les urines sont claires.
Après l’intervention, dès que vous aurez l’autorisation de boire, il faudra boire abondamment pour que les urines soient bien claires et que l’on puisse rapidement enlever la sonde.
La sortie se fait 1 ou 2 jours après l’ablation de la sonde.
Les complications sont rares, elles vous sont données à titre indicatif.
Complications immédiates
L’hémorragie per et post-opératoire ne se produit pratiquement jamais car il s’agit d’une simple incision du col de vessie et non d’une intervention de grattage de la prostate.
Complications précoces (de l’intervention jusqu’à un mois)
La sténose du méat (extrémité de l’urètre) est très rare.
Plus de 10 jours après l’intervention, il est possible d’avoir des traces de sang dans les urines. Ceci est produit par une chute d’escarre au niveau de l’incision. Le saignement est en général peu important et il disparaît en augmentant les apports liquidiens, en évitant de prendre de l’aspirine et tout rentre dans l’ordre.
La rétention d’urines juste après l’ablation de la sonde par un petit caillot de sang est possible, mais rare.
L’infection urinaire lors du contrôle après l’intervention est possible. Elle disparaît avec un traitement antibiotique de courte durée.
Le plus souvent, après l’intervention, les troubles mictionnels persistent pendant encore quelques semaines et ils disparaissent progressivement. Les envies fréquentes et impérieuses persistent 3 à 4 semaines puis s’estompent.
Complications tardives
Les problèmes sexuels : il n’y a aucun risque d’impuissance. Le risque d’éjaculation rétrograde est très faible (moins de 1 %).
Sténose de l’urètre (3 %).
La refermeture du col vésical : après l’incision, le col peut se refermer légèrement mais il reste suffisamment ouvert pour ne pas créer de problèmes. Il est certain qu’avec l’âge, la prostate peut augmenter de volume du fait d’un adénome. Ce risque n’est pas augmenté par une incision du col vésical.
Cette liste des complications potentielles, qui sont rares, vous est donnée dans le but de mieux vous informer. Elle ne doit pas vous inquiéter mais plutôt vous rassurer car le maximum sera fait pour qu’elles ne se produisent pas.