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La prostatite chronique

vendredi 7 octobre 2005
par fBihR
 

Une prostatite chronique peut survenir dans plusieurs cas. Tout d’abord comme complication d’une infection traînante de l’urètre postérieur et ce d’autant plus qu’il existe un rétrécissement en aval, que la personne a subi de nombreuses dilatations urétrales. La prostatite chronique peut aussi survenir après un ou plusieurs épisodes de prostatite aiguë. Cette complication est plus fréquente si les épisodes aigus surviennent sur une prostate adénomateuse, source de stase vésicale et d’infection récidivante. Les lésions infectieuses chroniques de la prostate associent des lésions destructives et des lésions constructives.

Signes

- Troubles urinaires : dysurie plus souvent que pollakiurie, douleurs mictionnelles ou entre les mictions. Ces symptômes peuvent être permanents ou intermittents.

- Troubles algiques : douleurs périnéales ou urétrales, pesanteur pelvienne.

- Troubles sexuels : éjaculation précoce, douleurs à l’éjaculation. Ces troubles peuvent provoquer l’apparition d’une impuissance psychogène.

- Troubles de la fertilité : avec souvent oligo-asthénospermie et nécrospermie, plus rarement azoospermie.

Ces signes peuvent être isolés ou groupés. La prostatite chronique peut être découverte à l’occasion d’un toucher rectal, d’une radio d’abdomen sans préparation (ASP), voire lors d’une adénomectomie prostatique.

Différentes formes peuvent être rencontrées. Elles sont innombrables et souvent trompeuses :

- Formes urologiques : l’existence d’une dysurie et d’une sclérose cervico-prostatique pose un problème thérapeutique chez l’homme jeune car une cervicotomie ou une résection prostatique peuvent entraîner une éjaculation rétrograde avec la stérilité comme conséquence.

- Formes algiques : douleurs périnéales, douleurs lors des rapports sexuels ou après les éjaculations. Les douleurs sont souvent permanentes, peu intenses mais obsédantes. Leur siège est souvent atypique : douleur de l’arrière du méat, douleur dans le gland, douleur lombaire basse, en barre, douleur scrotale ou inguino-scrotale uni ou bilatérale. Le diagnostic est alors difficile. La ténacité de la douleur, les localisations multiples, le retentissement psychologique des troubles font que le malade risque d’être pris pour un psychopathe.

Bilan

- Examen médical : le toucher rectal donne généralement de bonnes indications. Le reste de l’examen est centré sur l’appareil génital à la recherche d’une éventuelle épididymite.

- Examens bactériologiques : l’examen cytobactériologique des urines (ECBU) est rarement positif. Le prélèvement urétral peut révéler la présence de chlamydias ou de mycoplasmes. La spermoculture est fondamentale mais elle peut rester négative.

- Examens cytologiques : pour éliminer un foyer cancéreux, il sera pratiqué une biopsie de prostate et des frottis urinaires. Ces deux examens simples, répétés plusieurs fois si besoin, permettront généralement d’affirmer ou non l’existence d’un cancer.

- Imagerie : l’abdomen sans préparation (ASP) peut montrer des calcifications. L’urétrocystographie ascendante et mictionnelle (UCR) peut montrer les canaux prostatiques par le produit de contraste et permet d’apprécier la dynamique vésicale. Cet examen permet en outre de rechercher une cause favorisante comme par exemple une sténose urétrale. Quant à l’échographie, elle peut mettre en évidence une prostate hétérogène qui contient souvent des calcifications, mais ne permet pas de distinguer cancer et prostatite.

Le bilan cherchera à éliminer d’autres maladies, dont la principale est le cancer :
- cancer de la prostate,
- Prostatite tuberculeuse : rarement isolée, l’épididyme, le déférent et parfois les vésicules séminales sont atteints. Elle s’accompagne fréquemment de signes vésicaux avec pollakiurie et douleurs mictionnelles. La recherche de B.K. dans les urines et dans le sperme est indispensable,
- Prostatite bilharzienne : survenant sur un terrain bien particulier, elle s’accompagne de signes vésicaux évocateurs. La recherche d’œufs de bilharzies est positive.

Traitement

Il est difficile et toujours long.

- Médical : il associe des antibiotiques, des anti-inflammatoires, des médicaments alphabloquants en cas de dysurie, des médicaments dits "décongestionnants pelviens", des antalgiques. Ces médicaments sont diversement associés et prescrits en cures prolongées et répétées.

- Chirurgical : par cervicotomie endoscopique simple ou résection prostatique. La résection porte sur la prostate crâniale jusqu’au plan de la prostate caudale où apparaissent les calcifications. Ces deux interventions entraînent souvent une éjaculation rétrograde donc une stérilité qui doit être prise en compte surtout si le patient est jeune.

Enfin, il faudra examiner la (ou les) partenaire(s), à la recherche de l’infection récidivante.

 

 

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